S’unir pour tenir, se souvenir pour lutter : la solidarité ouvrière lors de la grève du Parisien libéré et ses héritages

Par Rose Feinte
Français

S’unir pour tenir, se souvenir pour lutter : la solidarité ouvrière lors de la grève du Parisien libéré et ses héritages – Rose Feinte

À partir du conflit du Parisien libéré (1975-1977), cet article interroge les ressorts de la solidarité ouvrière en temps de grève. Il met en évidence trois aspects essentiels de la construction de cette solidarité : l’émergence de liens d’entraide entre grévistes et non-grévistes d’un même corps de métier, l’implication des compagnes de grévistes dans le soutien à la solidarité financière, la transmission intergénérationnelle qui façonne durablement les manières d’hériter des pratiques de solidarité ouvrière, qui se transmettent dans le temps et au-delà du métier d’origine. L’article montre toutefois que ces solidarités se construisent dans des conditions singulières et plutôt exceptionnelles dues à l’ampleur du conflit, à sa longueur et à la profession concernée.

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