Entre Paris, Alger et Moscou. L’émergence du communisme en Algérie coloniale (1920-1925)

Par Éloïse Dreure
Le mouvement communiste algérien s’est retrouvé confronté aux problématiques qui ont accompagné la naissance de la Section française de l’Internationale communiste (SFIC). Le contexte colonial et le rapport des militants au colonialisme ont exacerbé certaines tensions qui existaient entre la SFIC et l’IC, et ont eu un impact sur la façon dont s’est développée l’organisation communiste en Algérie, de 1920 à 1925. Durant les premières années de son existence, certains militants ont dû faire face à la difficulté de devoir rompre avec des pratiques réformistes. Dans un jeu d’échelle constant entre la direction de la SFIC à Paris et celle de l’IC à Moscou, le mouvement communiste algérien a ainsi radicalisé son action, pour, suivant les consignes de l’IC, revendiquer l’indépendance de l’Algérie et travailler au recrutement de ceux qu’on appelait alors les « indigènes ».
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