Combattants et pacifistes

Combattre et mourir pour la foi. Joseph-Louis Guérin (1838-1860), séminariste, soldat du pape et « martyr »

par Simon Sarlin  Du même auteur

Résumé

Qu’est-ce qui peut pousser un individu à prendre les armes au service de sa foi, et à vouloir sacrifier sa vie à une cause religieuse ’ L’article aborde cette question d’actualité par le détour d’un itinéraire individuel, celui de Joseph-Louis Guérin (1838-1860). Ce jeune séminariste nantais a abandonné ses études ecclésiastiques en juillet 1860 pour s’engager dans l’armée du pape, et a trouvé la mort lors de la bataille de Castelfidardo quelques mois plus tard. À partir des sources fournies par ses biographies et le dossier conservé aux archives du diocèse de Nantes, l’article tente de comprendre sa décision d’engagement et son aspiration proclamée au sacrifice de soi, à la lumière de la grande mobilisation catholique de l’hiver 1860 et d’une culture religieuse intransigeante porteuse d’une forme de radicalité.

Plan de l’article
  • « Ce grand mouvement qui nous pousse vers Rome » : la mobilisation catholique de l’hiver 1860
  • Un « enfant de l’Église » : comprendre la décision d’engagement de Guérin
  • L’aspiration au sacrifice de soi : à l’exemple de saint Émilien
  • L’esprit de croisade et la mentalité expiatrice du catholicisme intransigeant
  • La gloire posthume d’un héros ordinaire

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