Universalisme, justice sociale et développement

L’OIT, le Saint-Siège et les milieux catholiques africains et latino-américains dans les années 1950 et 1960

par Aurélien Zaragori  Du même auteur

Résumé

À travers l’exemple de l’Amérique latine et de l’Afrique des années 1950 et 1960, il s’agit d’examiner la nouvelle convergence qui s’établit entre les milieux catholiques et l’Organisation internationale du travail (OIT), autour d’une conception actualisée de la justice sociale. Ces décennies sont d’abord l’objet d’un aggiornamento doctrinal, auquel certains milieux proches de l’OIT participent, et qui culmine avec le concile Vatican II, puis la publication de l’encyclique Populorum progressio. Sur le terrain, des collaborations se nouent entre acteurs catholiques et experts en développement envoyés par l’OIT. Dans le même temps, des représentants catholiques africains et latino-américains pèsent de plus en plus au sein des organes de l’Organisation. Des critiques surgissent cependant en fin de période contre une OIT jugée trop timorée et le soutien que semble lui apporter l’Église.

Plan de l’article

  • Une conception renouvelée de la justice sociale : l’Église, les organisations internationales et la question du développement
  • Une collaboration réelle mais limitée : la participation des missions et des organisations catholiques à l’assistance technique
  • Vers l’intégration d’acteurs chrétiens latino-américains et africains dans la structure tripartite de l’OIT
  • L’émergence de critiques au sein d’un catholicisme social mondialisé