La justice sociale pour toutes et tous ?

Femmes britanniques et pratiques internationales de justice sociale dans la première moitié du XXe siècle

par Olga Hidalgo-Weber  Du même auteur

Résumé

Cet article questionne le lien entre l’émancipation politique des femmes britanniques, obtenue en 1918 dans leur pays, et leurs carrières dans les organisations internationales créées en 1919 : la Société des Nations et l’Organisation internationale du travail (OIT). Les relations entre la nation britannique et ces organisations sont examinées, afin de cerner les réseaux susceptibles de favoriser les carrières féminines à l’échelle internationale. Différents exemples illustrent la manière dont certaines femmes britanniques contribuent à l’internationalisation de la justice sociale dans l’entre-deux-guerres, pour le bénéfice des travailleurs de leur pays et des colonies. Les raisons et les moyens mobilisés par ces femmes sur la scène internationale mettent en lumière l’usage qu’elles font de l’OIT pour poursuivre des combats freinés sur la scène domestique. Certaines d’entre elles possèdent une expertise en matière sociale, dont les fonctionnaires de l’Organisation tirent parti. Inversement, l’OIT leur sert de caisse de résonance et permet d’observer ce qu’elles retirent de cet investissement.

Plan de l’article

  • Les réseaux britanniques favorisant la carrière de femmes sur la scène internationale
  • Une caisse de résonance des campagnes de réformes sociales menées par des femmes britanniques
  • L’élargissement des campagnes de réformes sociales à l’espace colonial dans l’entre-deux-guerres