Le cimetière, espace politique

La gestion publique des espaces confessionnels des cimetières de la Ville de Paris : l’exemple du culte musulman (1857-1957)

par Juliette Nunez  Du même auteur

Résumé

L’article observe comment l’islam a réussi à obtenir au sein du réseau des cimetières parisiens un espace funéraire propre, conforme à ses principales exigences rituelles et à son évolution démographique. Il met en perspective l’histoire parisienne des espaces confessionnels en retraçant l’histoire de l’enclos musulman du Père-Lachaise ouvert en 1857, du cimetière musulman de Bobigny inauguré en 1937 et des divisions funéraires musulmanes créées en 1957 dans le cimetière parisien extra-muros de Thiais, le plus récent et le plus grand de la capitale. Cette contribution met en exergue les principaux obstacles rencontrés par les musulmans pour enterrer leurs morts eu égard à la législation laïque et aux contraintes de gestion des nécropoles urbaines du XXe siècle.

Plan de l’article

  • Les cimetières parisiens : des espaces laïcisés, des rites funéraires homogénéisés
  • La politique funéraire parisienne : l’enclos musulman du Père-Lachaise
  • Les zones de regroupement confessionnel, des espaces discrètement négociés
  • Des espaces réservés pour l’inhumation des soldats musulmans selon les rites religieux : une initiative militaire
  • Le cas des civils : l’inhumation des travailleurs « indigènes »
  • Du cimetière hospitalier de Bobigny aux divisions musulmanes du cimetière parisien de Thiais

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