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Appropriations et constructions partisanes Dans le giron des saints laïques |
Resumé
Cet article est une analyse comparative des tombes de militants qui s’agglomèrent au plus près du Mur des fédérés du Père-Lachaise à Paris, des tombes des « Martyrs de Haymarket » au cimetière de Waldheim à Chicago, et de celles qui entourent la tombe de Karl Marx au cimetière de Highgate, à Londres. Ces constructions qui présentent un certain nombre de similitudes résultent des initiatives, conjuguées ou non, d’organisations ou d’individus soucieux de transcender la mort en s’ancrant dans un passé sanctifié par le sang des martyrs ou héros du mouvement ouvrier, pour ainsi participer à une commune ascension vers un devenir meilleur et construire, sur ce mode, une forme nouvelle de l’éternité. Pour les libres penseurs d’obédiences diverses, l’histoire en marche s’est imposée durant plus d’un siècle comme source d’une transcendance nouvelle.
- En terre non consacrée
- Cimetières choisis, cimetières subis
- Des tombes devenues monuments
- À Paris, les mémoires imbriquées de la 97e division
- Chicago : du « Dissenters Row »
36 au « Communist Plot »37 - Londres : exilés politiques et intellectuels
- Des constructions aux frontières imprécises
- Les expressions d’une « communauté imaginée »
54 - L’universel et le singulier
Autres articles du dossier Appropriations et constructions partisanes
- Ariane Jossin, « Un siècle d’histoire politique allemande : commémorer Liebknecht et Luxemburg au Zentralfriedhof Friedrichsfelde de Berlin », p. 115-133
- Élise Julien et Elsa Vonau, « Le cimetière de Friedrichsfelde, construction d’un espace socialiste (des années 1880 aux années 1970) », p. 91-113
