Discipliner le commerce sans corporations.

La loi, le juge, l'arbitre et le commerçant à Paris au xixe siècle

par Claire Lemercier  Du même auteur

Résumé

Comment concilier la liberté du commerce avec le maintien d’un certain ordre des marchés ? Quelles autorités peuvent discipliner marchands et industriels après la fin des corporations ? Ces questions traversent le xixe siècle français, et en particulier les institutions, officielles ou officieuses, qui arbitrent ou jugent les litiges économiques. Un nouvel équilibre se construit alors sur la complémentarité entre autorités formelles et informelles, entre insertion dans le système judiciaire et tentatives de construire un ordre plus communautaire et une influence plus morale, appuyée sur les qualités personnelles des juges.

Plan de l’article
  • Entre la loi, l’expertise et la notabilité : les juges du commerce
  • Autorité et notabilité
  • Une « influence morale » faute d’autorité légale ? Prud’hommes et chambres syndicales
  • L’autorité de l’élu bénévole
  • Être arbitre faute d’être législateur